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Les bases des pathologies animalières

Dans l'Antiquité et au Moyen Age, on ne s'intéresse à peu près pas au sort des animaux malades. Le médecin n'existe que pour l'homme. Puis peu à peu, on utilisera pour soigner les chiens malades — seulement ceux des puissants de la terre, bien entendu ! — les mêmes remèdes de « bonne femme » ... ou de sorcier que pour l'homme.

La « maladie des chiens » est traitée en mettant du vinaigre et du poivre dans le nez. La rage, qui de tout temps a terrifié les populations, est soignée avec de l'huile d'olive et du vin blanc ! On extirpe les vers qui sont sous la langue de l'animal ! ! Ne riez pas, malheureusement c’est vrai.

Les Ecoles vétérinaires furent créées en 1763 (Lyon) et 1767 (Alfort). Mais pendant de longues décennies leur but n'était que de former des « maréchaux », c'est-à-dire des experts en maréchalerie, sachant bien ferrer !

La santé des chevaux et bien entendu encore moins celle des chiens, leur importait peu !

C'est à partir de Pasteur (milieu du XIXe siècle) et de ses collaborateurs que d'extraordinaires découvertes sur les maladies de l'homme servirent en même temps la médecine animale, y compris celle des chiens. Dans la dernière partie du siècle et le début du XXe, de nombreux bacilles et virus responsables de maladies canines sont identifiés (tuberculose, leptospirose, « maladie de Carré », entérite hémorragique, hépatite, etc.).

Cependant la pensée pastorienne avait polarisé l'attention vers les maladies infectieuses mais peu à peu on devait s'apercevoir que le « terrain » avait autant d'importance que « le microbe ». Sur un chien bien entretenu, recevant une nourriture suffisante et bien équilibrée, l'infection aura une incidence beaucoup moins grave que sur un animal déficient.

Et c'est ainsi qu'à notre époque le vétérinaire doit être autant un nutritionniste qui prévient la maladie, qu'un médecin qui soigne. Nous avons déjà précisé, dans d'autres plaquettes de ce genre, que ce n'est pas dans un livre qu'il faut rechercher des « recettes », des « tuyaux » pour guérir un chien malade. Redisons-le : « Il n'y a pas des maladies, mais des malades ! » L'achat de quelque drogue soi-disant « miracle » — sur les conseils d'un ami dont le chien aurait eu « la même chose que le vôtre » ne peut que faire différer un traitement efficace par un praticien et souvent, par conséquence, conduire à l'échec final.

Vivant en étroit contact avec votre chien, vous apprendrez rapidement à discerner quelque anomalie dans son comportement. Un refus de nourriture, des vomissements, des selles anormales, devront vous faire soupçonner un début d'affection. N'hésitez pas à vous servir d'un thermomètre (le vôtre !) et sachez que la température normale est comprise entre 38 et 39°.

L'examen par un vétérinaire sera alors bien préférable aux multiples conseils dont les « connaisseurs » sont d'autant plus prodigues qu'il ne s'agit pas de leur propre chien !

Dans ce bref chapitre, nous ne ferons que donner une idée générale de certaines affections dont il est bon d'avoir quelques notions.

La Tuberculose

Elle est assez rare et sévit surtout sur des chiens vivant en contact étroit avec des groupes humains (chiens de commerçants, de cafetiers surtout), le bacille de l'homme étant responsable à 75 % de l'infection. Etant donné le danger que constitue pour l'homme le chien atteint de cette affection, il est absolument nécessaire, lorsque le vétérinaire est certain de son diagnostic, de faire abstraction de tout sentiment et de se résoudre au sacrifice de l'animal, sans essayer sur- tout aucun traitement qui ne ferait que prolonger la période d'excrétion des bacilles de Koch

La maladie de Carré

Elle a fait d'énormes ravages, parmi les chiots surtout, mais depuis la vaccination à peu près généralisée, les cas sont devenus beaucoup plus rares. Veillez donc à ce que votre chien soit bien vacciné (sans oublier l'injection de rappel) le plus tôt possible (à 2 mois environ).

L'infection, très contagieuse, est provoquée par un ultravirus, auquel s'associent le plus souvent des microbes banaux responsables des complications habituelles d'ordre respiratoire, digestif ou nerveux. Ces dernières sont les plus graves, car elles laissent souvent des séquelles de paralysie, transformant le malade « guéri » en un handicapé définitif.

La rage

Depuis 1968 la France connaît une recrudescence de ce fléau qui, au cours, des âges, a terrorisé les populations. Transporté surtout par des renards venant d'Europe centrale, la rage, après avoir atteint les départements de l'Est et du Nord-Est, s'est largement propagée en direction du Sud-Ouest.

Après le renard et les petits carnivores sauvages, les ruminants (mordus dans les pâturages pat les renards enragés) sont parmi les animaux les plus atteints. Les carnivores domestiques (chiens, chats) sont heureusement jusqu'à présent moins nombreux à être contaminés, mais il faut bien avoir à l'esprit qu'ils constituent le vecteur le plus dangereux de transmission de la maladie à l'homme.

C'est pourquoi nous ne pouvons que conseiller la vaccination de votre chien.

Cette vaccination simple et sans danger, se réalise sur le chien à partir de 3 mois, par deux injections sous-cutanées, espacées de 15 à 30 jours et suivies d'une injection annuelle de rappel. Il est très souhaitable que les certificats de vaccination comportent le numéro de tatouage de l'animal, ce qui permet une identification précise. Cette vaccination devient indispensable si vous partez en voyage dans certains départements français contaminés et également dans certains pays étrangers.

Au retour en France il vous faudra présenter un certificat indiquant une vaccination effectuée depuis plus de 1 mois et moins de 1 an.

La piroplasmose

Ce sont des arthropodes appelés vulgairement tiques ou « poux des bois » qui, se fixant sur la peau du chien, lui transmettent les piroplasmes. Ces derniers' sont des parasites microscopiques (en forme de poire) qui s'introduisant dans les globules rouges du sang en provoquent rapidement la destruction.

Tout chien ayant une forte fièvre (400 et plus), refusant toute nourriture, présentant une grande asthénie, avec raideur du train postérieur, ayant des muqueuses décolorées ou jaunâtres (ictère) et de l'hémoglobinurie (urine fortement teintée — à peu près comme du café — par l'hémoglobine du sang), s'il porte ou a porté des tiques, doit être soupçonné de piroplasmose et soigné rapidement. C'est seulement dans ce cas que l'on peut compter sur une rapide guérison (souvent environ 48 heures).

Le diagnostic de la forme chronique de la maladie, qui succède souvent à une forme aiguë (non soignée), est plus difficile. Le chien pouvant alors présenter pendant des semaines une anémie banale avec des troubles digestifs d'origine hépatique.

Il est utile de savoir que la tique n'inocule le parasite, dont elle peut être porteuse, qu'au bout de 48 heures. On s'attachera toujours à enlever le plus tôt possible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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